« Je ne savais pas où aller d’autre… » murmura-t-elle. « Je suis désolée. »
Personne ne s'attend à voir la PDG d'une multinationale débarquer chez une subordonnée après minuit, trempée jusqu'aux os, le maquillage coulé, les bras croisés sur la poitrine comme si elle allait s'effondrer à tout moment. C'est pourtant dans cet état qu'Aurora Salgado Montes se tenait sur le pas de ma porte ce soir-là.
Aurora n'était pas seulement ma supérieure.
Elle était une force de la nature. La presse économique mexicaine la surnommait la Reine de Fer : une femme dont le regard pouvait imposer le silence à une salle de réunion, dont la présence transformait les négociations tendues en victoires savamment orchestrées. Les dirigeants la craignaient. Ses concurrents scrutaient chacun de ses gestes comme des marins guettent l’orage qui se profile à l’horizon.
Mais la femme sous la lumière vacillante du porche ne ressemblait en rien à la légende. Son manteau de créateur était alourdi par la pluie. Ses mains tremblaient. Elle semblait épuisée, ne laissant apparaître qu'une femme terriblement humaine.
Lire la suite sur la page suivante >>
Pour des instructions plus détaillées, veuillez cliquer sur le bouton ci-dessous (>) et suivez-nous sur Facebook.
