La phrase qu'il n'aurait pas fallu prononcer
Ces mots parvinrent à Adrian Colebrook au moment précis où son esprit était encore empêtré dans les chiffres, les contrats et la fatigue silencieuse qui suivait les longues réunions où rien de vraiment humain n'avait été abordé.
Ils ne sont pas arrivés en faisant du bruit, et ils n'ont pas cherché à attirer l'attention.
Ils existaient, tout simplement.
Et c'est pour cela qu'ils ont blessé plus profondément que n'importe quel cri.
C'était un après-midi clair dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre où l'air de fin d'automne embaumait légèrement l'herbe coupée et la pierre froide, un de ces endroits où la richesse se dissimulait derrière de grands arbres et des grilles en fer plutôt que de s'afficher. Adrian venait de sortir de sa voiture, le téléphone encore à la main, lorsqu'il remarqua le garçon debout près de la limite de la propriété, les bras maigres croisés dans une veste usée, les yeux fixés sur la maison comme si elle représentait un danger.
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