« Je préfère mourir que continuer comme ça » : la décision irréversible d’Arnaud Denis

Ce que son corps rejette, ce n’est pas seulement une prothèse. C’est une intrusion devenue, à ses yeux, une condamnation.

Il sera opéré une seconde fois, aux États-Unis, pour retirer l’implant. Mais il est déjà trop tard. « Le mal était fait », résume-t-il dans une interview accordée à Le Dauphiné Libéré. À partir de là, la dégradation s’accélère. Le corps se fragilise, les muscles fondent, la douleur s’intensifie.

Aujourd’hui, Arnaud Denis ne marche presque plus. Il ne peut plus se laver seul. Manger est devenu un effort. Digérer, une épreuve. Son quotidien se résume à quelques gestes essentiels, accomplis dans la lenteur et la douleur, sous traitement constant d’antalgiques puissants. Alité presque en permanence, il décrit une existence réduite à sa plus stricte survie.

Dans cette lente érosion, il dit avoir tout tenté. Rééducation, renutrition, traitements, consultations. Pendant un an et demi, il s’accroche. Espère encore. Mais peu à peu, l’évidence s’impose. « Je considère que j’ai tout essayé. Vraiment tout », assure-t-il.

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