« Je préfère mourir que continuer comme ça » : la décision irréversible d’Arnaud Denis

Il aurait dû mettre en scène Le Bourgeois gentilhomme, reprendre Pauvre Bitos. Il ne lui reste aujourd’hui que le souvenir de ces futurs possibles. Alors, que restera-t-il de lui ? « Je voudrais qu’on se souvienne que j’étais comédien et metteur en scène. Et aussi comme lanceur d’alerte. » Il ne veut pas que sa mort soit vaine. Il veut qu’elle serve, qu’elle interroge, qu’elle dérange peut-être.

Dans la chambre d’hôpital, le temps s’étire autrement. Chaque jour est à la fois une attente et un adieu en préparation. Il parle de ses proches, de sa famille, de ses amis. Ce seront ses dernières pensées. Et puis, presque à mi-voix, il évoque l’après. Non pas une croyance, mais une hypothèse. « Un ailleurs serein », dit-il, sans certitude, mais sans crainte non plus.

Dehors, le débat sur la fin de vie continue de diviser. En France, la question reste sensible, souvent évitée. Lui y voit un tabou, une forme d’indignité. En Belgique, il s’apprête à franchir une frontière que son propre pays ne lui permet pas de franchir. Une frontière médicale. Une frontière éthique. Une frontière intime.

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