C'était un refuge pour chiens — petit, surpeuplé, fonctionnant manifestement grâce aux dons et à une détermination sans faille. Des cages métalliques longeaient les murs, les chiens se pressant contre les grilles, la queue frétillante.
Pierre s'est agenouillé près d'un enclos en fil de fer, dans le coin le plus éloigné.
À l'intérieur, une portée de chiots — quatre ou cinq — s'ébattaient les uns sur les autres. Il les nourrissait un par un à travers le grillage, d'une voix basse et douce, comme si c'était une routine qu'il connaissait bien.
La femme jeta un coup d'œil aux chenils et dit : « Nous aurions dû transférer cette portée la semaine prochaine si personne ne s'était proposé. Nous sommes déjà débordés. »
Et là, il y avait mon mari — l'homme que j'avais imaginé dans les pires scénarios — agenouillé dans le froid, en train d'envelopper le plus petit des chiots dans une couverture comme si rien d'autre n'avait d'importance.
« Peter ? » ai-je crié, le surprenant.
Il s'est retourné vers moi, la bouche ouverte, sans prononcer un mot.
« Cha-Charlotte ?? »
« Que se passe-t-il ? Pourquoi êtes-vous… ici ? » ai-je demandé.
« Je peux expliquer… », dit-il rapidement, s’approchant déjà de moi.
J'ai croisé les bras et j'ai maintenu mon regard fixé sur le sien.
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