Lorsque le millionnaire est venu percevoir le loyer, il s'est figé à la vue d'une petite fille cousant sans relâche, le visage pâle d'épuisement.

« Leucémie », murmura-t-il.

Le mot emplit la pièce comme de la fumée. Julián ressentit une rage immense, non pas envers Valeria ou Teresa : une rage contre tout ce qui permet à une fille d’apprendre ce mot avant la récréation. Et le pire arriva lorsque Valeria avoua, avec une franchise brutale :

—Je ne te l'ai pas dit hier parce que je pensais que si tu le savais… tu allais m'emmener au DIF (Services aux familles).

C’est alors qu’il a compris la vraie peur. Non pas celle de l’inconnu, mais celle du système qui sépare sans demander. Julián se penche en avant, résolu.

—Je ne ferai pas ça. Je ne t'emmènerai nulle part sans ta permission. Je veux juste t'aider.

Valeria le regarda comme si elle voulait le croire, mais n'osait pas encore. Elle lui offrit un verre d'eau dans un gobelet en plastique : sa façon, toute violette, de dire : « Tu peux rester un peu. » Julián aperçut alors un carnet rempli de dessins : Valeria et une femme allongée, des tubes à la main, toutes deux arborant un sourire triste, un cœur entre elles, et une phrase écrite en lettres irrégulières : « Tout ira bien, maman. »

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