Les conditions étaient inquiétantes.
Santiago devait prendre soin de la tombe comme si elle appartenait à son propre sang. Elle devait rester impeccable : ni mauvaises herbes, ni poussière, ni négligence. Et surtout, il y avait une règle à ne jamais enfreindre :
Sans nom.
« Si quelqu’un vous pose la question, » avait-elle dit d’une voix éraillée par le temps, « dites-lui que c’est le Tombeau sans Nom. »
En échange, elle a proposé dix fois le salaire normal.
Et elle a toujours tenu parole. Mois après mois, l'argent arrivait à l'heure, sans explication, sans retard.
Au fil des ans, Santiago a transformé ce terrain oublié en un havre de paix. Il a planté des bougainvillées derrière la pierre pour que les fleurs s'épanouissent même sous la chaleur accablante. Chaque semaine, il apportait des œillets d'Inde frais. Il a recouvert le sol de galets polis pour que la pluie ne l'emporte pas.
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