Pendant cinq ans, j'ai entretenu une tombe anonyme. Ni visiteurs, ni fleurs, jusqu'au jour où une photo est apparue. C'était mon visage d'enfant qui me fixait.

Troisième partie : Le miroir sur la pierre tombale
Le lendemain matin, les mains de Santiago tremblaient tandis qu'il portait le cadre photo jusqu'au cimetière. Il le déposa à l'endroit marqué sur la pierre tombale. La photo du petit garçon souriant de 5 ans contrastait fortement avec l'atmosphère solennelle du lieu.

« Pourquoi ? Pourquoi ma photo ? »

Santiago fouilla dans sa mémoire. Il se souvenait parfaitement de cette photo. Elle avait été prise à Noël, alors qu'il avait cinq ans, dans le jardin de sa vieille maison. C'était sa mère, une femme douce nommée Elena, qui l'avait prise. Peu après, ils avaient déménagé, laissant derrière eux cette maison et leur père irresponsable qui les avait abandonnés.

Sa mère lui avait dit que son père, Arturo, était alcoolique et avait disparu sans laisser de traces. Santiago a grandi en haïssant cet homme qu'il n'a jamais connu.

Mais si la personne enterrée ici était une inconnue, pourquoi utiliser sa photo ? Si c’était une plaisanterie, c’était trop cruel.

Santiago prit une décision. Il devait savoir qui reposait sous cette terre.

Avec une petite pelle, il creusa prudemment autour du pied de la pierre tombale. Il découvrit bientôt une dalle de pierre descellée. Il la souleva.

Sous lui, point de terre, mais une boîte métallique scellée. Des gouttes de sueur perlaient sur son front. Il utilisa ses outils pour forcer la serrure.

À l'intérieur, il y avait un journal intime relié en cuir, une vieille carte de presse et un morceau de papier plié en quatre.

Santiago, tremblant, déplia le papier. C'était un certificat de décès.

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