Six semaines après que Mason m'ait poussée, moi et notre nouveau-né, dans un brouillard épais, j'entendais encore ses dernières paroles : « Tu t'en sortiras. Tu survivras toujours. » À présent, je me tenais au fond de la salle, à son mariage somptueux, mon bébé endormi contre ma poitrine et une enveloppe scellée brûlant dans ma main.

L'enveloppe que je portais ce soir n'était pas un instrument de vengeance. C'était une question de sécurité. Elle contenait des résultats d'analyses officiels, des documents sous serment et une signature que Mason n'avait jamais pris la peine de lire, trop occupé à me traiter de « dramatique ». Diane avait tout classé dans les quarante-huit heures qui avaient suivi la tempête de neige. Elle comprenait les hommes comme Mason : impeccables en public, dangereux en privé.

Le mariage de Mason était désormais parfait, digne d'un magazine de décoration. Des guirlandes lumineuses scintillaient au-dessus de nos têtes. Un quatuor à cordes jouait doucement. Sa nouvelle épouse, Sloane, rayonnait dans sa robe de satin, comme si elle avait remporté un prix. Je me tenais au fond de la salle de bal, Noah endormi contre ma poitrine, son souffle chaud embuant mon col. Mon vieux manteau noir contrastait avec l'élégance des lieux – et ce contraste avait son importance.

Les têtes se tournèrent. Des murmures parcoururent l'échiquier. Quelqu'un leva son téléphone.
Mason m'a remarquée au beau milieu de ses vœux. J'ai vu l'instant précis où sa confiance s'est effondrée, comme de la glace qui cède sous un pas lourd. Il a murmuré quelque chose à l'officiant, puis s'est dirigé vers moi avec le même sourire calculé qu'il arborait dans les salles de réunion. Arrivé à ma hauteur, sa voix s'est faite plus basse, presque inaudible, comme si elle n'était destinée qu'à mes oreilles.

« Que faites-vous ici ? » grogna-t-il.

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