« Tu crois que le juge aura pitié de tes vêtements bon marché ? » — Mon ex-belle-mère m'a giflée dans le couloir du tribunal, ignorant que l'homme en robe noire était le père que je n'avais pas vu depuis 10 ans.

En sortant du tribunal, Ricardo tenta de l'approcher. « Elena, s'il te plaît… Je ne savais pas que ton père était… on peut arranger ça. »

Elena le regarda avec pitié. « Tu avais des années pour arranger ça, Ricardo. Des années pour me protéger d'elle. Maintenant, c'est trop tard. Sofía et moi, on s'en sortira. Loin de toi. »

Elena descendit le couloir. Là, Roberto Castillo, vêtu d'un simple costume, l'attendait. Il paraissait plus âgé qu'elle ne s'en souvenait, ses cheveux étaient complètement blancs, mais ses yeux exprimaient une émotion qu'elle n'avait pas vue depuis son enfance : fierté et regret.

Partie 3 : Le pont au-dessus de l'abîme
Le couloir du tribunal était presque désert. La lumière de l'après-midi filtrait à travers les hautes fenêtres, projetant des reflets dorés sur le sol. Elena s'arrêta à quelques mètres de son père. Pendant dix ans, elle avait répété ce qu'elle dirait si elle le revoyait un jour : des reproches acerbes pour sa sévérité, ou peut-être des supplications pour le pardonner de son départ. Mais à présent, après le chaos, l'épuisement émotionnel la laissait sans voix.

Roberto rompit le silence. Il n'utilisa pas sa voix de juge, ce ton puissant et autoritaire. Sa voix était douce, presque hésitante.

« Tu es blessée », dit-il en désignant doucement la marque rouge sur sa joue.

« Je survivrai », répondit Elena en se serrant contre elle-même. « J'ai survécu à pire avec cette famille. »

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