Une mère partageait un plat avec ses enfants. Un millionnaire en fut témoin – et ce qui suivit était d'une beauté indescriptible.

Cet après-midi-là, novembre embaumait les tortillas chaudes et la terre humide des parterres fraîchement arrosés. L'ombre des grands arbres s'étendait sur la place, et la fontaine murmurait doucement, comme pour rappeler à la ville que certaines choses perdurent malgré les épreuves. Leonardo s'arrêta, ferma les yeux et tenta de localiser la douleur qui le transperçait. Le visage de son père lui apparut en mémoire : creusé par la maladie, ses doigts serrant sa main avec une force inattendue. Une poigne qui disait : « Ne détourne pas le regard. »

Attiré par le côté plus tranquille de la place, Léonard remarqua un banc niché sous un large frêne. Ce qui retint son attention, ce n'était ni le spectacle ni le drame, mais la sobriété.

Une jeune femme était assise là, la silhouette frêle, le dos tendu. Une marmite blanche reposait sur ses genoux. À ses côtés, deux enfants : un garçon d’environ huit ans, les cheveux coupés de travers, et une petite fille aux yeux disproportionnés par rapport à son visage émacié. Leurs vêtements étaient propres mais usés, préservés par le soin plutôt que par l’abondance.

La femme, Karina, ouvrit la marmite et commença à servir. Elle remplit généreusement deux portions et les tendit aux enfants. Puis elle ramassa ce qui restait pour elle-même : une portion si petite qu’elle en était presque insignifiante.

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