Une pauvre femme adopte une orpheline, mais en la baignant, elle découvre une terrible vérité.

Sur le chemin du retour, Clara resta assise en silence sur la banquette arrière, serrant l'ours en peluche contre elle comme contre une armure. L'air frais d'avril s'engouffrait doucement par les aérations.
Natalia s'arrêta à la boulangerie de M. Enrique et acheta des croissants qui s'effritaient entre les doigts et qui rendaient les matins sacrés. Clara mangeait en silence, observant la pièce.

De retour chez elle, Natalia lui montra la chambre : des papillons au mur, des draps violets, un petit bureau. Clara ne toucha à rien.

Lorsque Natalia voulut redresser la bretelle du sac à dos de Clara, la fillette sursauta si violemment que l'ours en peluche glissa et tomba par terre, le bruit étant étonnamment fort.

« Je suis désolée », dit rapidement Natalia, le cœur battant la chamade. Clara prit le téléphone et murmura : « Ça va », d'une voix qui semblait réciter un texte appris par cœur.

Cette nuit-là, Clara resta éveillée, les yeux fixés non pas sur le plafond mais sur la porte. Natalia se tenait à proximité, un verre d'eau à la main, une eau qu'elle ne buvait jamais.

« Je laisserai la lumière allumée », dit-elle, cherchant à la rassurer concrètement. Clara ne répondit pas, mais ses doigts se resserrèrent autour de l'oreille effilochée de l'ours.

Le matin, Clara mangea ses céréales en silence. Natalia lui posa des questions douces : sa couleur préférée, son animal préféré. Clara se contenta de hocher la tête pour répondre.

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