J'ai attendu quarante-quatre ans pour épouser la fille que j'aimais depuis le lycée, croyant que notre nuit de noces serait le début de l'éternité.

Nous n'avons pas été pressés. À notre âge, on ne court pas après les feux d'artifice. On avance prudemment, car la tranquillité est plus importante. Caroline était gentille, attentionnée et d'un humour discret qui me faisait me sentir à la fois jeune et ancré dans la réalité. Pourtant, il y avait des moments où elle semblait ailleurs. Je la surprenais à regarder par la fenêtre, à tripoter le bord de son pull, et quand je lui demandais ce qui n'allait pas, elle souriait et disait : « Juste de vieux souvenirs, Daniel. Ne t'inquiète pas. »

Je l'ai crue parce que je le voulais.

Notre mariage était intime, célébré dans une auberge au bord d'un lac début octobre. Les feuilles flamboyaient de rouge et d'or, l'air était frais et automnal, et tous les invités nous disaient que nous étions la preuve vivante que la vie réserve encore bien des surprises. Ce soir-là, après le départ des convives et la fin de la musique, nous nous sommes retrouvés seuls dans la suite nuptiale, entourés de cadeaux entrouverts et de roses fanées.

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